Développement du sommeil
Author: Dr. François OBERLE // Category: Développement normal de l'enfant
Un sphincter est un muscle circulaire qui, dans le cas évoqué ici, permet de contrôler l’évacuation des urines et des selles. Le contrôle des sphincters chez l’enfant résulte de deux facteurs: un facteur physique, le contrôle des muscles sphinctériens proprement dits, qui est lié à la maturation du système neuro-musculaire, et un facteur psychologique qui accompagne le bouleversement social de l’enfant qui devient propre. La maturation des sphincters débute à l’âge de 2 ans. Le contrôle anal (évacuation des selles) doit être acquis à l’âge de 3 ans, et le contrôle vésical (évacuations des urines) doit être acquis à l’âge de 4 ans. On parle d’énurésie pour l’incontinence urinaire, et d’encoprésie pour l’incontinence fécale.
Au départ, un nouveau émet des sons non spécifiques appelé vagissements. Vers 2-3 mois, un bébé est capable de gazouiller, puis entre 6 et 18 mois il prononce des syllabes; c’est le jargon des enfants. Le vrai langage ne commence que vers 18 mois. Entre 2 et 3 ans, l’enfant peut faire des phrases agrammaticales, on dit qu’il “parle bébé”. Il emploi la première personne (je, moi, me) vers 3 ans. Il faut noter que l’enfant comprend le langage avant de savoir l’utiliser! Cette description n’est bien sur pas rigide, chaque enfant est différent. Si nécessaire, une rééducation n’est généralement pas à envisager avant l’âge de 4 ans…
Une alimentation est équilibrée lorsque des aliments variés sont consommés en quantités raisonnables au cours de trois repas dans la journée. Des féculents et un produit laitier (lait, yaourt, fromage, fromage blanc, crème, beurre) doivent être consommés à chaque repas. Attention aux pièges: un plat cuisiné avec de la crème fraiche comme une escalope à la crème ne devra pas être suivi d’un fromage ou d’un yaourt par exemple. De la viande, de poisson ou des œufs (deux œufs pour un repas est une quantité raisonnable pour un adulte jeune) seront pris une à deux fois par jour. Idéalement, du poisson sera consommé 1 à 2 fois par semaine. Il faut consommer des fruits et des légumes tous les jours (l’idéal serait de prendre 5 fruits ou légumes par jour…) et boire de l’eau à volonté. Il est préférable de cuisiner à l’huile végétale plutôt que de cuisiner au beurre. Aucun repas ne doit être sauté, dans la mesure du possible, et le grignotage est déconseillé. Aucun aliment n’est fondamentalement mauvais lorsqu’il est consommé dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Notons que le contrôle de la satiété est aussi en partie contrôlé par la mastication, ce qui explique l’importance de ne pas abuser des produits mixés.
Les fibres alimentaires jouent un rôle dans la régulation du transit intestinal. Elle n’apportent pas d’énergie à l’organisme. Elles permettent aussi de contrôler la satiété et de retarder la sensation de faim (manger des fibres au cours d’un repas permet manger moins d’autres aliments pendant ce repas, et de retarder la sensation de faim du repas suivant). Les fibres alimentaires ont un effet protecteur sur le système cardio-vasculaire en diminuant le taux sanguin de cholestérol. Elles auraient un effet protecteur contre le cancer du colon. On trouve ces fibres dans les fruits et les légumes.
Le rôle énergétique des protéines est mineur en comparaison du rôle fondamental qu’elles ont dans l’entretient et le renouvellement des tissus du corps humains. La charpente des protéines est composées d’acides aminés, qui sont synthétisés par l’organisme sauf pour dix d’entre eux pour lesquels le corps humain ne possède pas les enzymes nécessaires à leur synthèse. Ces acides aminés, dit “acides aminés essentiels” doivent impérativement être apportés à l’organisme par l’alimentation. Les protéines alimentaires peuvent être d’origine animales (viande maigre, poisson, blanc d’œuf, lait…) ou végétale (soja, céréale…). Les protéines alimentaires ne possèdent pas tous les mêmes acides aminés: elles n’ont pas toutes la même valeur biologique. Les protéines animales ont généralement une meilleur valeur biologique que les protéines végétales.
Les glucides et les protéines fournissent la même quantité d’énergie (1g de glucide ou de protéine fourni 4kcal), mais les glucides sont la seule énergie utilisable par le cerveau. Les glucides se distinguent en sucres « rapides » (sucreries) et sucres « lents ». Les glucides apportés chaque jour à l’organisme doivent essentiellement provenir des sucres lents, présents dans les féculents (pain, pomme de terre, riz, pates, céréales…).
Les aliments qui fournissent le plus d’énergie sont les graisses (1g de lipide fourni 9kcal). On trouve les acides gras mono-insaturés et les acides gras essentiels (acides gras poly-insaturé) dans certaines huiles végétales: par exemple huile d’olive ou huile de colza pour les premiers, huile de tournesol ou l’huile de noix pour les seconds. Les acides gras saturés sont présents dans les graisses animales (beurre, gras de viande, charcuteries, fromage, jaune d’œuf…).
Les aliments apportent à l’organisme l’énergie nécessaire pour vivre. La quantité d’énergie journalière nécessaire est variable selon le sexe et l’activité physique pratiquée. En moyenne, pour 30 minutes d’activité physique pratiquée chaque jour, une femme a besoin de 2000 kcal par jour, et un homme 2500 kcal. Les sucres doivent apporter 50% de cette énergie, les graisses 30% (2/3 d’acides gras mono ou poly-insaturés, et 1/3 d’acides gras saturés) et les protéines 20%.
En présence de signes neurologiques de compression de la queue de cheval ou des racines, la chirurgie peut être envisagée en cas de résistance au traitement médical bien conduit. Ces cas, relativement peu fréquents, concernent surtout le spondylolisthésis par lyse isthmique en L4-L5 ou L5-S1, le plus souvent chez des sujets jeunes, et le canal lombaire étroit, chez des sujets plus âgés. Lorsque l’indication chirurgicale est bien posée, les résultats sont bons dans 85% des cas (disparition ou nette amélioration des douleurs). La possibilité d’une lombalgie résiduelle, moins importante qu’en préopératoire, est possible et impose de n’opérer que les malades chez qui la symptomatologie douloureuse radiculaire est au premier plan. La chirurgie de la lombo-sciatique par hernie discale doit être envisagée au stade de lombalgie aiguë, en cas de persistance de la douleur après 1 mois sous traitement médical bien conduit.
Dans la majorité des cas, les patients lombalgiques chroniques n’ont pas de plainte douloureuse en rapport avec une compression neurologique. L’indication chirurgicale est alors délicate à poser, et les possibilités chirurgicales sont réduites. Le plus souvent, devant l’existence d’une altération discale symptomatique, une arthrodèse est proposée. Elle a pour objectif de bloquer définitivement une ou plusieurs des articulations intervertébrales de la colonne lombaire. L’arthrodèse lombaire ne semble pas plus efficace à deux ans pour diminuer le handicap fonctionnel qu’un programme d’exercices supervisés combiné à une prise en charge cognitivo-comportementale, et le rapport coût/bénéfice semble être en défaveur de la chirurgie. Le taux de complication varie de 6 à 31% selon les techniques chirurgicales. Le taux de réintervention varie de 6 à 22%. Au vu du coût d’un échec chirurgical en terme monétaire, psychologique, social et du risque d’aggravation de la douleur, l’arthrodèse n’est alors recommandée qu’en cas d’échec de tous les traitements conservateurs appliqués pendant deux ans, chez des patients minutieusement sélectionnés, en cas d’inaccessibilité d’un programme combinant exercices et prise en charge cognitivo-comportementale. Dans ces conditions, seuls les patients présentant des douleurs sévères avec une atteinte discale dégénérative limitée à deux étages au maximum peuvent envisager de bénéficier d’une arthrodèse lombaire.